CONTRE-POINT – Le chef de l’État ne se contente pas d’occuper à plein son pré carré institutionnel, il fait aussi en sorte que toutes les options franco-françaises découlent de la situation mondiale.
De son voyage à Washington à son intervention télévisée, Emmanuel Macron s’est remis au centre du jeu à la faveur du revirement américain sur l’Ukraine. Son omniprésence, son volontarisme, son sens de la mise en scène et les débats qu’il lance révèlent la frustration qui fut la sienne durant les neuf mois de mise en retrait forcé par l’échec de sa dissolution.
Le chef de l’État profite de l’écrasement de tout événement national par l’actualité internationale. La diplomatie et la défense étant son domaine réservé, il est logique qu’il soit en première ligne. Mais Macron ne se contente pas d’occuper à plein son pré carré institutionnel, il fait aussi en sorte que toutes les options franco-françaises découlent de la situation mondiale. Lorsqu’il définit une nouvelle priorité budgétaire et qu’il va jusqu’à en fixer le cadre – « sans augmentation d’impôt » -, il fait comme s’il disposait de la plénitude des prérogatives de l’exécutif.
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