Mort de Roy Ayers, jazzman et précurseur de la néo-soul

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Vibraphoniste et compositeur qui avait fait ses débuts dans le jazz à la fin des années 1950, avant de se tourner vers une fusion avec la pop et le funk, l’Américain Roy Ayers est mort mardi 4 mars, à New York, à l’âge de 84 ans, des suites d’« une longue maladie », comme l’a indiqué sa famille dans un message mis en ligne sur le réseau Facebook, jeudi 6 mars. Avec James Brown et George Clinton, Roy Ayers était certainement l’artiste jazz-soul-funk le plus samplé par les rappeurs. Son morceau emblématique Everybody Loves the Sunshine, sorti en 1976, a été réutilisé plus de deux cents fois pour de nouveaux titres dont My Life de Mary J. Blige ou de Dr. Dre en passant par le Lost Souls de 2Pac.

Né le 10 septembre 1940, à Los Angeles, Roy Ayers est élevé dans une famille de musiciens, son père est tromboniste, sa mère pianiste. A cinq ans, il se serait vu offert une paire de baguettes de vibraphone par le jazzman Lionel Hampton, mais ne se serait penché sur l’instrument que bien plus tard. En attendant, Roy Ayers chante dans le chœur de son lycée, apprend avec sa mère des bases au piano, et s’intéresse finalement au vibraphone vers l’âge de 17 ans. A la fin des années 1950, il obtient plusieurs engagements professionnels en tant que vibraphoniste, notamment avec le pianiste Phineas Newborn Jr (1931-1989) et le saxophoniste Teddy Edwards (1924-2003).

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Source du contenu: www.lemonde.fr

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