Week-end de festivités au Centre Pompidou pour la fermeture de sa collection permanente

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Les expositions temporaires sont accessibles dans l’établissement jusqu’au 22 septembre avant de fermer ses portes pour cinq ans de travaux de rénovation.

Frida Kahlo, Salvador Dali, Francis Bacon… Le musée d’art moderne du Centre Pompidou à Paris ferme les portes de sa collection permanente lundi 10 mars pour cinq ans de travaux de rénovation. Le public aura une dernière chance de voir ces chefs-d’œuvre gratuitement de vendredi 18h à lundi 21h en profitant d’une programmation culturelle et festive (DJ, performances, ateliers de création).

Ensuite, les quelque 2 000 œuvres d’art exposées en permanence sur 12 000 m2 (deux niveaux) seront déplacées en semi-remorques dans des réserves ou dans d’autres musées à Paris, ailleurs en France ou à l’étranger. « Cette opération colossale a demandé des mois voire des années de préparation », explique à l’AFP Claire Garnier, directrice de la production. Déplacer d’immenses installations comme celles de l’artiste allemand Anselm Kiefer nécessitera par exemple « une dépose des baies vitrées » du bâtiment par endroits, relève-t-elle.

Le grand public pourra cependant continuer d’admirer une partie de la collection – qui compte au total quelque 150 000 œuvres, ce qui fait d’elle la plus grande collection au monde avec le MoMA – notamment au Grand-Palais rénové à Paris où plusieurs grandes expositions sont déjà programmées. Elle continuera également à être visible à l’étranger grâce aux partenariats entre le Centre Pompidou et Malaga (Espagne), Shanghaï ou bientôt Bruxelles, et dans de grands musées aux États-Unis, en Australie, au Japon et en Europe, détaille Xavier Rey, directeur du musée d’art moderne. Le Centre Pompidou, inauguré en 1977, fermera entièrement le 22 septembre avec sa dernière exposition temporaire, Wolfgang Tillmans, pour des travaux colossaux de désamiantage et de rénovation programmés jusqu’en 2030.

4 millions de visiteurs par an

« Dès son inauguration, le 31 janvier 1977, il y a 48 ans, on a eu des chiffres de fréquentation qu’on ne connaissait pas à l’époque et le Centre a donné le “la“ des musées du XXe et du XXIe siècle », rembobine-t-il. « Il y a un avant et un après. Le musée d’art moderne a été le premier signe d’une mutation profonde de tous les autres musées d’art moderne à travers le monde », appuie Bernard Blistène, qui a consacré 23 ans de sa vie professionnelle au musée dont une dizaine à sa tête.

Lieu inédit et pionnier pour l’art moderne et contemporain dans le monde, aussi appelé Beaubourg, il avait été voulu par l’ancien président de la République Georges Pompidou (1911-1974) comme un espace vivant de rencontre de toutes les disciplines artistiques accueillant tous les publics. Avec une moyenne de quatre millions de visiteurs annuels (hors crise du Covid, ndlr), le vaste bâtiment tubulaire multicolore, conçu par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers, est devenu l’un des monuments les plus fréquentés de Paris. Enrichi au fil du temps de nouvelles acquisitions ainsi que de départements d’architecture, de design ou de vidéo, il possède aussi une collection photographique devenue l’une des plus importantes au monde.


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