Pieter Mulier en digne successeur d’« Azzedine » et Nicolas Di Felice, héritier d’« André », ont rendu, à travers leurs collections d’hiver, un hommage puissant à la mode radicale de leurs aînés.
1979, Azzedine Alaïa n’est encore qu’un « couturier en chambre » de grandes clientes lorsque, à la demande d’Alain Bernardin, le fondateur du Crazy Horse, il crée les costumes pour le cabaret et, dira-t-il plus tard, « apprend le corps des femmes ». Pieter Mulier a un an. Autre temps, autre contexte et pourtant, le Belge a su, depuis son arrivée chez Alaïa en 2021, donner un avenir à la maison en poussant les limites de la technicité et des matières, tout en donnant une vibe quasi sexuelle à sa silhouette. Mulier est le designer hot du moment, preuve en est son nom circule à chaque fois qu’une marque de premier plan est en quête d’un directeur artistique – et Dieu sait qu’il y en a beaucoup en ce moment.
La renaissance récente d’Alaïa est spectaculaire. En janvier, elle ouvrait après de très longs mois de travaux, sa plus grande boutique – très arty, très Mulier – rue du Faubourg Saint-Honoré. Les équipes se sont installées à une nouvelle adresse, rue Servan (11e). C’est dans l’ancienne…
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