DÉCRYPTAGE – Le Kremlin fait désormais de l’Europe, qualifiée de «parti de la guerre», la principale cible de sa propagande qui ménage en revanche Donald Trump.
Moscou a affiné sa réaction, lundi, au lendemain du sommet de Londres et après l’altercation fracassante de vendredi, à la Maison-Blanche. Il en résulte un triple message, résumé par Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin, lors de sa rencontre quotidienne avec la presse. Primo, ces événements ont « démontré à quel point il sera difficile d’engager un processus de règlement en Ukraine », la Russie affichant ici en creux sa volonté d’agir dans cette direction. Secundo, Volodymyr Zelensky est le principal responsable de la confrontation « sans précédent » avec Donald Trump, ce qui en fait du même coup l’obstacle numéro un à la paix. « Il est très important que quelqu’un le force à changer sa position, si l’Europe y arrive, bravo à elle », a dit M. Peskov dont les propos ont résonné avec la proposition, entendue lundi également à Washington, d’un remplacement du président ukrainien.
Tertio, a affirmé le porte-parole du Kremlin, les Européens, en déclarant qu’ils sont « prêts…
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