UN HOMME UNE VOIX – Profondément marqué par la lecture des aventures de Tintin, ce jeune écrivain a développé une conception de l’amitié chevaleresque, qui s’exprime sous forme de phalanstère.
Il ne faudrait pas grandir. C’est ce que l’on se dit en refermant l’ouvrage de Maxime Dalle, intitulé Un cœur pur – clin d’œil à peine voilé à la béatitude de saint Matthieu. À 36 ans, l’auteur a déjà beaucoup lu et connaît les classiques : les philosophes taoïstes et les penseurs de l’Antiquité, les évangélistes, les tragédiens du Grand Siècle, les romantiques du XIXe, Nietzsche et les poètes surréalistes. Toutes ces influences composent un imaginaire complexe, riche à foison de références philosophiques et esthétiques, qui n’appartient qu’à lui. D’autant que, parmi toutes ces figures éminentes, s’en impose une, qui domine les autres : celle de Tintin.
C’est ainsi : Maxime Dalle a tiré de son enfance et de la lecture des aventures du petit reporter belge un bréviaire de conduite, une haute idée du devoir à accomplir et une conception chevaleresque de l’amitié. C’est son côté boy-scout mais, après tout, il n’est pas interdit de vouloir ressembler à Saint-Exupéry plutôt qu’à
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