Cette surtaxe introduite dans le budget 2025 pour les sociétés réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires a été vivement critiquée par le monde économique.
Pas un an de plus. La contribution exceptionnelle des grandes entreprises, adoptée dans le budget 2025, ne sera pas reconduite en 2026, a réaffirmé le gouvernement ce dimanche 2 mars. «Cette taxation a été ramenée à un an [par rapport à la première proposition du précédent gouvernement Barnier, NDLR] et je maintiens cet engagement», a martelé le ministre de l’Économie Éric Lombard dans un entretien au Parisien .
Cette surtaxe exceptionnelle, destinée à mettre à contribution les entreprises les mieux portantes pour participer à la résorption du déficit abyssal des comptes publics, ne s’appliquera donc qu’une seule fois, calculée à partir de l’impôt sur les sociétés versé pour les années fiscales 2024 et 2025. Elle ne concerne que les entreprises réalisant plus d’un milliard d’euros de chiffre d’affaires annuel. Un dispositif vivement critiqué par les entreprises concernées. «Pour pousser à la délocalisation, c’est idéal», avait notamment raillé Bernard Arnault, le patron de LVMH, pendant les débats sur le budget au Parlement.
«Il est demandé aux entreprises un effort exceptionnel en 2025 parce que la situation est exceptionnelle», a rappelé la ministre des Comptes publics Amélie de Montchalin dans La Tribune Dimanche . «Cet effort ne durera qu’un an», a-t-elle également assuré. «Le choix autour duquel nous bâtirons le prochain budget, c’est celui de la croissance de nos entreprises.»
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