«Nous n’avons plus rien à perdre»: plongée dans le soulèvement étudiant qui secoue la Serbie depuis quatre mois

Date:

REPORTAGE – Les étudiants manifestent dans tout le pays contre la corruption, qu’ils rendent responsable de l’effondrement mortel d’un auvent de gare. Un mouvement ultra-organisé qui a réussi jusqu’ici à éviter l’essoufflement.

Deux banderoles couvrent l’immense façade de la faculté de génie mécanique de l’université de Belgrade, bloquée depuis le 5 décembre dernier : « Nous passerons cet examen » et « Les machinistes contre la machinerie ». Avant de pénétrer dans ces lieux dont l’entrée est gardée par plusieurs étudiants et vigiles, il faut montrer patte blanche : une carte d’étudiant, de professeur ou d’employé ou une autorisation spéciale adoptée en plénum.

Quatre mois après l’effondrement de l’auvent de la gare de Novi Sad, qui a tué quinze personnes, le mouvement de protestation mené par les étudiants en Serbie a pris une ampleur sans précédent, constituant la menace la plus sérieuse pour le président Aleksandar Vucic depuis son accession au pouvoir, en 2012.

Vague de protestation

Observant chaque jour « 15 minutes de silence pour 15 vies » à 11 h 52, heure où la tragédie a eu lieu, alternant dans la bonne humeur et le calme, blocages massifs de nœuds routiers, sit-in dans les rues et sur les places, appels…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 92% à découvrir.

Vous avez envie de lire la suite ?

Débloquez tous les articles immédiatement.

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Source du contenu: www.lefigaro.fr

Share post:

Populaire

More like this
Related