DÉCRYPTAGE – En deuxième position dans les sondages avant les élections fédérales, le parti n’a pourtant aucune chance d’accéder à une coalition gouvernementale. Sa ligne politique s’est adaptée et durcie au gré des événements qui ont heurté l’Allemagne ces dernières années.
Elon Musk a déclaré en janvier dernier être un «fan de l’AfD». Le multimilliardaire conseiller de Donald Trump était apparu par surprise sur grand écran lors d’un rassemblement de l’Alternative für Deutschland à Halle, dans l’est de l’Allemagne. «Battez-vous pour un avenir radieux pour l’Allemagne», a-t-il lancé sous les applaudissements nourris des 4500 sympathisants du parti, venus encourager leur candidate Alice Weidel, ravie de s’être offert ce soutien de renom.
Encensée par les trumpistes, l’AfD, formation politique d’extrême droite en deuxième position dans les sondages avant les législatives, reste ostracisée par l’ensemble de la classe politique allemande. Ses chances d’intégrer une coalition gouvernementale sont nulles en raison du «Brandmauer» («mur coupe-feu») que maintiennent strictement les autres partis, dont l’Union chrétienne-démocrate (CDU). L’AfD a présenté, au cours de ses douze années d’existence, un corpus idéologique changeant, façonnant en réalité sa ligne au gré des…
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