RÉCIT – La capitale tchèque accueille, dans un palais restauré de son centre ancien, le fonds familial de cette gloire nationale, emblématique de l’Art nouveau. Problème : un Musée Mucha existe déjà à quelques pas. Et refuse de fermer.
Ses sculptures baroques, aériennes et torsadées, correspondent bien au personnage. À Prague, le Palais Savarin, dernier palais XVIIIe du centre ancien, désormais restauré, abrite un nouveau musée dédié à Alphonse Mucha (1860-1939). Avant le 24 février, jour d’ouverture au public, cet artiste enfant de Moravie du Sud, considéré en République tchèque comme une gloire nationale, disposait déjà sur place, à quelque pas de là, rue Panska, d’un lieu d’exposition. Le touriste afflue toujours dans ces 500 m² qui n’étaient en fait qu’une concession (octroyée en 1998 et résiliée l’année dernière). Mais il n’admire là que certaines affiches du maître. Celles, archi-célèbres depuis la Belle Époque, collectées par l’ancien champion de tennis Ivan Lendl avec l’aide de Jiri Mucha, écrivain et fils de son père. Aucune huile donc.
L’affiche lithographique en couleur est certes largement celle par lequel l’art de Mucha s’est imposé. Mais cette manière archétypale de l’Art nouveau s’est galvaudée. Le trait…
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