MeToo, financement, management… La Cinémathèque française bousculée par les changements sociétaux

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DÉCRYPTAGE – Vilipendée pour l’absence de débat autour du Dernier Tango à Paris, mise au ban par Sandrine Rousseau à l’Assemblée nationale, critiquée par la Cour des comptes et assommée par un tombereau d’articles dans lesquels les salariés ne se reconnaissent pas, l’institution tente de regarder vers l’avant.

Traumatisés. En cette mi-février, c’est le mot qui revient sans cesse dans la bouche des salariés de la Cinémathèque française à Paris. Ces dernières semaines, le temple du cinéma installé dans le bâtiment de Frank Gehry, au 52, rue de Bercy, où ont lieu projections, expositions et conférences, a été noyé dans la tourmente. La tristesse était palpable lors de la traditionnelle galette des rois, le 14 janvier. Ce jour-là, tout le monde est descendu écouter les vœux du président. Bon pied bon œil à 91 ans, Costa-Gavras (Z, L’Aveu, Missing) est très aimé par les équipes. Si quelqu’un sait que tout est politique, c’est bien lui. La projection qui a suivi a attiré moins de monde. Le choix de Fous d’Irène des frères Farrelly, avait été voté par les 216 salariés. Mais ça, c’était « avant ». Jim Carrey en totale roue libre n’est pas arrivé à les dérider.

La déflagration, celle qui a tout cristallisé, est venue du Dernier Tango à Paris. Le film devait être projeté le 15 décembre sans débat…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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