REPORTAGE – Plus de 1 million de civils avaient été contraints de fuir les villages frontaliers lorsque l’armée israélienne a intensifié ses bombardements il y a deux mois.
Beyrouth
À peine le cessez-le-feu était-il entré en vigueur, mercredi 27 novembre à 4 heures du matin, que les Libanais ont commencé à affluer par dizaines de milliers vers le sud. La nuit de bombardements a été longue et très destructrice. Mais des voitures s’étaient positionnées à la sortie de Saïda, la première ville au sud de Beyrouth sur l’autoroute du littoral, attendant le feu vert pour passer. Voitures et camionnettes où s’entassent matelas et affaires personnelles ont défilé aux carrefours des principales villes et villages visés par deux mois d’intenses bombardements.
Les images rendent compte de l’ampleur de la dévastation. Dans la banlieue sud de Beyrouth, à Tyr, Nabatieh ou Bint Jbeil, ce ne sont que gravats et immeubles éventrés. Rares sont ceux qui écoutent les appels à la prudence des forces de sécurité libanaises, dont le déploiement dans le sud, en lieu et place des combattants du Hezbollah, est la pierre angulaire de l’accord de cessez-le-feu. 
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