CRITIQUE – Le destin complexe d’un humanitaire qui est beaucoup plus qu’un médecin et un missionnaire.
Le « plus grand homme du monde ». En 1947, le magazine Life ne craint pas les superlatifs pour évoquer la figure d’Albert Schweitzer. Pareil hommage intervient six ans avant qu’il ne reçoive le prix Nobel de la paix. L’hôpital qu’il a fondé à Lambaréné, en Afrique équatoriale, est devenu une institution. Mais Schweitzer est beaucoup plus qu’un médecin et un missionnaire à sa manière. Il possède aussi bien une stature intellectuelle – pasteur, théologien, philosophe – qu’une authentique fibre artistique – épris de musique, c’est un concertiste doué. Aujourd’hui, on dirait qu’Albert Schweitzer a eu mille vies. D’où le talent de son biographe, Matthieu Arnold, professeur d’histoire à la faculté de théologie protestante de l’université de Strasbourg, pour dérouler un entrelacs de fils, mais surtout jeter des passerelles entre les différents continents de cette personnalité hors norme.
La statue du Commandeur ? D’emblée, l’auteur rappelle que Schweitzer a correspondu avec d’autres géants,
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