PORTRAIT – À 63 ans, la fille du réalisateur de L’Incompris met en scène dans Prima la vita les souvenirs de sa prime enfance jusqu’à la mort du cinéaste italien, en passant par l’épisode clé de son combat contre la drogue. Une rencontre aussi émouvante que joyeuse.
Elle est très heureuse d’être de retour à Paris pour évoquer son nouveau film, Prima la vita. Cela se voit. Dans ce petit hôtel chic et cosy du 6e arrondissement, le hasard fait bien les choses. Alors qu’il prend un verre à une autre table, Dominique Besnehard a reconnu Francesca Comencini et l’aborde avec un grand sourire, lui rappelant qu’il s’est occupé de ses premiers films, Pianoforte (1984) et La Lumière du lac (1988). Il semble que partout où la fille de Luigi Comencini dirige ses pas, le cinéma ne soit jamais loin.
« Revenir en France, c’est un peu comme revenir à la maison », reconnaît-elle avec cette voix grave et posée qui rappelle celle de Fanny Ardant. Quand on lui demande pourquoi en France, son film Prima la vita ne porte pas le même titre qu’en Italie, Il tempo che ci vuole (« Le temps qu’il faut »), elle sourit avec douceur. « Le titre de travail était Prima la vita. Une phrase dite par mon père durant le tournage de l’un de ses films, affirmant que, pour lui, la vie…
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