REPORTAGE- Environ 40.000 personnes ont été déplacées. Elles manquent de tout. L’armée israélienne semble décidée à changer la donne dans les camps de réfugiés, bastions de la lutte armée.
Envoyé spécial à Tulkarem
Généralement animée, la ville de Tulkarem est déserte. Les rideaux de fer sont fermés, l’armée israélienne a positionné des snipers sur les toits, il n’y a personne sur les trottoirs. Parfois, une voiture passe lentement : le bitume est défoncé par le va-et-vient des véhicules militaires, et il faut slalomer entre les gravats et les flaques de boue. La pluie tombe sans discontinuer. Quand une explosion rompt le silence, un nuage de fumée s’élève au-dessus des toits et se détache, tache sombre sur le gris des nuages.
L’opération Mur d’acier, démarrée à Jénine le 21 janvier, a depuis été étendue à d’autres villes du nord de la Cisjordanie : Tubas, Naplouse, Tulkarem. Elles font l’objet de la plus longue entreprise militaire israélienne jamais engagée depuis la fin de la seconde Intifada. « Nous détruisons l’infrastructure terroriste dans les camps de réfugiés, affirme le ministre israélien de la Défense, Israël Katz. Nous ne permettrons pas à l’axe iranien…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
