«Pour que le message, lui, ne meure pas» : Forbidden stories, ce réseau d’investigation qui poursuit les enquêtes des journalistes assassinés

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Lors d’une soirée jeudi au Théâtre de la Concorde à Paris, le fondateur du réseau international de journalistes d’investigation, Laurent Richard, a raconté les coulisses de sa mission : poursuivre les enquêtes des reporters réduits au silence.

Le Théâtre de la Concorde est comble ce jeudi soir. Tandis que défilent sur le fond de scène les portraits des journalistes tués, leurs noms sont égrenés. Daphne Galizia, Rafael Moreno, Jamal Khashoggi… Tous ont en commun d’avoir été assassinés par ceux-là mêmes que leur travail compromettait. Pour chacun d’eux, un consortium de journalistes a repris leurs investigations. Forts de leur nombre et de leur réseau, ils ont prolongé l’enquête, publié l’«histoire interdite» avec une force de frappe décuplée. Le temps d’une soirée à Paris, Forbidden stories (en français «histoires interdites») a levé le voile sur sa mission : «redonner vie» à ces histoires pour lesquelles des journalistes «ont perdu la leur».

À l’origine de cette initiative, un journaliste français, Laurent Richard, co-fondateur du magazine «Cash investigation». À l’époque, l’agence Premières Lignes, dont il est chef et qui produit l’émission diffusée par France 2, est voisine de Charlie Hebdo. Le 7 janvier 2015, Laurent…

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