LA CHRONIQUE DE JULIEN SCAVINI – Ce n’est pas un vert pomme, en aucun cas acidulé. Ni sapin avec sa profondeur bleue. Il est vert, sans beaucoup de jaune, d’une apparence à peine froide, peu saturée, presque fatiguée.
Edouard Philippe, Adrien Goetz, Sébastien Lecornu… La même semaine, ils étaient tous les trois habillés de manière similaire: veste de costume bleue passant pour un blazer, chemise blanche et chino vert. Par chino, comprenez pantalon de ville en coton ; par vert, voyez la nuance «lovat». Une dénomination chargée de poésie. Cette couleur vient du XIXe siècle, d’Écosse. Lovat y est une rivière ainsi que le nom d’une lignée de lords. L’un d’eux aurait donné son patronyme à une teinte de vert qui, jusqu’à nos jours dans l’univers de l’habillement masculin, est très utilisée pour les tweeds et autres draps rustiques, velours ou whipcord.
Difficile à traduire, elle sent bon la bruyère et les mousses de la lande. Est-ce un kaki? On est alors un peu militaire et peut-être trop proche du marron. Non, le lovat est vert, sans beaucoup de jaune, d’une apparence à peine froide, peu saturée, presque fatiguée. Ce n’est pas un vert pomme, en aucun cas acidulé. Ni sapin avec sa profondeur bleue. On pourrait…
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