DÉCRYPTAGE – Le chef du Kremlin, paria sur la scène internationale depuis l’invasion de l’Ukraine, sauf pour les pays du Sud, retrouve, grâce à Donald Trump, un statut d’interlocuteur obligé.
Grosse vague d’autosatisfaction, jeudi à Moscou, saluée par le brusque raffermissement du rouble et par de nombreux commentateurs se frottant les mains après la conversation téléphonique entre Donald Trump et Vladimir Poutine. « C’est fait ! La saison morte dans les relations russo-américaines est terminée », souligne ainsi le politologue Sergueï Stankevitch, sur les ondes de la radio Komsomolskaïa Pravda, proche du Kremlin. « L’administration précédente, dirigée par M. Biden, a presque totalement détruit le dialogue entre l’Amérique et la Russie , les deux plus grandes puissances nucléaires, une situation anormale et dangereuse. (…) Aujourd’hui, la digue est rompue, les deux présidents ont commencé à rétablir un dialogue normal entre grandes puissances », se félicite M. Stankevitch.
Sergueï Markov, un politologue lui aussi très proche du Kremlin, exulte : « La politique de diabolisation de Poutine, menée depuis trois ans, s’est effondrée (…), la politique d’isolement…
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