RÉCIT – Contrairement à Donald Trump, l’ancien président de l’État d’Israël rêvait de développer l’enclave côtière pour y améliorer les conditions de vie de la population palestinienne.
Faire de la bande de Gaza « la Côte d’Azur du Moyen-Orient ». L’idée avancée par Donald Trump, si incongrue qu’elle puisse paraître après quatorze mois de bombardements ininterrompus, n’est pas totalement nouvelle. Elle fait écho à un rêve formulé à la fin des années 1990 par Shimon Pérès. Figure de proue de ce qu’on appelait alors le « camp de la paix », l’ex-premier ministre et futur président de l’État d’Israël se disait convaincu que cette enclave pauvre et surpeuplée avait tous les atouts pour devenir un jour « le Singapour du Moyen-Orient ».
Après la signature des accords d’Oslo, il s’efforça d’en convaincre ses interlocuteurs palestiniens avec l’espoir de sceller un compromis durable entre leurs deux peuples. « À la différence de Donald Trump, précise Nimrod Novik, qui était à l’époque l’un de ses plus proches conseillers, Shimon Pérès envisageait le développement de Gaza comme la pierre angulaire de ses efforts de paix avec les Palestiniens. C’est pourquoi il n’aurait jamais…
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