REPORTAGE – Les organisations humanitaires basées au Mexique craignent une saturation de la frontière en raison des expulsions massives promises par le locataire de la Maison-Blanche.
En atterrissant à Tijuana ce jeudi 16 janvier, Rafael Camacho, son épouse, Daisy Ortiz, et leur fils de 3 ans, Wilson, se sentaient enfin rassurés. Depuis son hublot, le petit observait le mur d’acier rouillé séparant le Mexique des États-Unis. Un an après avoir quitté précipitamment leur maison en Colombie et après des mois de galère sur la route migratoire mexicaine, la famille allait enfin pouvoir souffler de l’autre côté. C’était sans compter sur la suppression de l’application CBP One, annoncée par le nouveau président américain en plein discours d’investiture.
Mise en place par Joe Biden, celle-ci proposait une voie légale aux migrants en leur offrant chaque jour 1450 créneaux de rendez-vous auprès des agents américains. Comme cette famille, près de 30.000 personnes se sont retrouvées avec leur rendez-vous annulé, au pied du mur. « Nous étions tellement frustrés », partage Rafael Camacho, un ancien militaire persécuté par des ex-guérilleros. La restriction du droit d’asile et la politique…
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