RÉCIT – Réfugié en Pologne, Vladislav Bokhan s’est fait un nom en moquant la docilité de fonctionnaires soumis à Poutine et Loukachenko.
« Ces chapeaux symbolisent la protection de notre patrie contre l’ennemi extérieur. Ils sont un symbole d’unité et de résilience face aux défis extérieurs pour notre pays. » Sur la vidéo, cinq institutrices russes coiffées de casques bricolés en papier aluminium surmontés d’une antenne, à mi-chemin entre celles des Télétubbies et de l’extraterrestre de La Soupe aux choux .
Ces couvre-chefs censés les « protéger des attaques satellites de l’Otan », elles les ont réalisés à la demande d’un responsable du parti de Vladimir Poutine, Russie unie. Ou du moins, c’est ce qu’elles croyaient.
Mécanismes d’aliénation
En voyant la facilité avec laquelle il a réussi à les berner par un simple mail et une fausse adresse, Vladislav Bokhan est à peine surpris. « Le système dictatorial fait en sorte que les gens n’aient pas d’esprit critique, ils n’ont qu’une seule chose à faire : exécuter dans la joie et la bonne humeur, sans réfléchir, dès qu’un ordre tombe », soupire-t-il. Le trentenaire aux yeux gris a fui sa Biélorussie natale…
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