DÉCRYPTAGE – Le texte sur lequel le gouvernement vient d’engager sa responsabilité s’appuie plus clairement sur la fiscalité que sur des coupes structurelles pour réduire le déficit.
Une bataille de chiffres au milieu de la guerre politique. Après l’examen parlementaire le plus long de la Ve République, le projet de loi de finances (PLF) 2025 a atteint ce qui devrait être sa forme finale (si le gouvernement parvient à éviter la censure mercredi). Entre son élaboration au cœur de l’été et son passage par le 49.3 ce lundi à l’Assemblée, le contenu et l’ambition du texte ont beaucoup varié. Pour le gouvernement actuel, le cap a été fixé dans le discours de politique générale de François Bayrou sur un déficit à 5,4 % du PIB en 2025, soit une moindre ambition par rapport aux 5 % de déficit visés à l’époque par Michel Barnier. Pour y parvenir, l’équipe Bayrou a annoncé que 50 milliards d’euros d’effort budgétaire seraient inscrits dans le texte. Cet « effort », disaient les ministres, devait se décomposer en 20 milliards de recettes supplémentaires et 30 milliards de coupes dans les dépenses.
Aujourd’hui, le texte sur lequel le gouvernement vient d’engager sa responsabilité…
Source du contenu: www.lefigaro.fr
