Festival BD d’Angoulême : comment les mangas s’approprient l’histoire occidentale

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ENQUÊTE – Cette année, la 52e édition de la manifestation charentaise accueille trois mangakas fascinés par l’Europe et l’Occident. Des récits à succès venus d’ailleurs qui ouvrent la bande dessinée japonaise à un public de plus en plus large.

Depuis quelques années, le manga et le Festival international de la BD d’Angoulême entretiennent des liaisons fructueuses. Il y a quelques mois, alors qu’il entrait dans une librairie tokyoïte, le directeur artistique Asie de la manifestation angoumoisine en a fait la surprenante expérience. Fausto Fasulo est tombé nez à nez sur la mention « Exposés à Angoulême ! » dans une salle dédiée aux mangas qui avaient été présentés au festival. Sa stupeur n’a alors d’égal que sa joie. Cette anecdote rappelle les belles années d’« Apostrophes » animée par Bernard Pivot quand, le lendemain de l’émission, les libraires exhibaient les ouvrages recommandés par « le roi Lire ».

L’histoire peut paraître anecdotique, et pourtant elle démontre que les frontières entre l’Orient et l’Occident n’ont cessé de s’amenuiser au fil des décennies. Le travail assidu des mangakas s’inspirant d’une autre histoire que le roman national japonais, ainsi qu’une programmation enrichie d’année en année au festival…

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Source du contenu: www.lefigaro.fr

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