ENTRETIEN CROISÉ – C’est l’un des temps forts de cette rentrée théâtrale. Anne Kessler, sociétaire honoraire de la Comédie-Française, dirige le comédien dans Cyrano de Bergerac au Théâtre Antoine. Rencontre.
Chacun cherche son Cyrano ! Alors qu’à la Comédie-Française la dernière production de la pièce de Rostand se joue avec Nicolas Chupin, qui – après Laurent Laffite – incarne Cyrano, le comédien Édouard Baer s’empare du rôle pour la première fois. Avec Anne Kessler, à la mise en scène, ils ont imaginé un bretteur plus intime doté d’un nez… un peu moins long. Nous les avons rencontrés lors d’une pause au bar du Théâtre Antoine entre deux répétitions, peu avant la première, le 28 janvier.
Le FIGARO. – Encore un Cyrano ? Et c’est loin d’être le dernier. Comment doit-on considérer celui-ci ?
ÉDOUARD BAER. – Je crois qu’on a essayé de faire comme si c’était le seul, ce n’est pas par prétention mais sinon, c’est trop encombrant. Il faut arriver à jouer Cyrano comme s’il n’avait jamais été monté, et, en même temps, c’est une pièce que beaucoup de gens ont dans leur mémoire ou dans leur cœur, avec des attentes et il ne faut pas les décevoir. Cyrano, c’est un nez, des épées et des phrases d’anthologie
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