Le premier ministre envoie des gages à sa droite en pointant le «sentiment d’une submersion», mais il reste prudent. Plutôt qu’une «grande» loi confiée à son ministre Bruno Retailleau, il préfère une succession de mesures, dont la restriction du droit du sol à Mayotte.
Longtemps, François Bayrou a laissé la maîtrise de l’immigration en bas de ses priorités. Sous le social, l’économique et la « moralisation de la vie publique ». De ses trois professions de foi envoyées aux Français avant ses élections présidentielles, seule celle de 2007 mentionne la « lutte » contre les « réseaux d’immigration clandestine ». Lors de sa dernière candidature, en 2012, le centriste a même plaidé pour le droit de vote aux « élections locales » des étrangers installés en France depuis dix ans. Une promesse en vogue à gauche, qu’il ne relaie plus aujourd’hui.
Désormais à la tête d’un gouvernement dominé par des macronistes et des Républicains (LR), François Bayrou ambitionne de mener une « politique de contrôle » de l’immigration. «La rencontre des cultures est positive, a-t-il déclaré lundi soir, sur LCI. Mais dès l’instant que vous avez le sentiment d’une submersion, de ne plus reconnaître votre pays…
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