CRITIQUE – Rétrospective inédite et spectaculaire de ce jeune artiste français dans les royales salles d’Afrique, au cœur des grandes batailles peintes par Horace Vernet.
Un peintre à Versailles, c’est une longue histoire. Un peintre contemporain à Versailles, c’est presque une révolution. Hormis l’artiste japonais Takashi Murakami qui avait tapissé la salle des Gardes de ses marguerites sur fond doré, créant une vive polémique par sa seule présence en 2010, comme Jeff Koons avant lui en 2008, les artistes invités au domaine royal furent plutôt des sculpteurs au jardin comme Bernar Venet en 2011, Giuseppe Penone en 2013, Lee Ufan en 2014, des artistes de l’installation comme Anish Kapoor en 2015 et Olafur Eliasson en 2016, voire des photographes comme Hiroshi Sugimoto en 2018. La peinture, ce vaste trompe-l’œil qui défie l’espace et les siècles, est à la fois plus sûre et plus risquée. Plus sûre car Versailles est son royaume. Plus risquée car elle est entourée de ses maîtres.
ADAGP, Paris 2024, crédit photo: Bertrand Huet / Tutti image Courtesy of the artist and Galerie Nathalie Obadia Paris / Brussels
Guillaume Bresson, né à Toulouse en 1982, diplômé des Beaux-Arts de Paris en 2007, est ce nouveau venu dans les salles…
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