REPORTAGE – Un groupe de 78 étudiants et jeunes travailleurs a visité le plus grand camp de la mort nazi. Le Figaro les a suivis durant un week-end.
Soixante-dix-huit roses rouges pour témoigner de leur passage au camp d’extermination de Birkenau, des fleurs déposées au fil de leur visite : au pied d’un mirador, le long de la voie ferrée qui mène aux chambres à gaz, ou sur une stèle rappelant qu’ici « les nazis ont assassiné un million et demi d’hommes, de femmes et d’enfants, en majorité des Juifs de divers pays d’Europe ». Samedi 25 janvier, ils étaient 78 jeunes, invités par le Bundestag à visiter le plus grand camp de la mort nazi. Des bacheliers, des étudiants, de jeunes travailleurs et parmi eux une quinzaine d’Européens (français, polonais, tchèques), tous germanophones. Unis par la langue des bourreaux, mais surtout par le devoir de se souvenir.
Pèlerinage de masse
La plupart sont rompus à cet exercice mémoriel. En plus de leur parcours scolaire, qui les a fait arpenter les camps de concentration dispersés sur le territoire allemand, certains effectuent leur année sabbatique, volontaires dans l’un de ces nombreux…
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