DÉCRYPTAGE – Depuis mars dernier, la BoJ tente de normaliser sa politique monétaire, mais les Japonais n’en recueillent toujours pas les fruits.
La décision a beau être historique, elle était tellement attendue qu’elle n’a pratiquement provoqué aucune surprise. Vendredi, la Banque du Japon (BoJ) a relevé ses taux directeurs de 0,25 % à 0,5 %, soit un plus haut inédit depuis 2008. Une formalité après que le gouverneur Kazuo Ueda a signalé ses intentions, largement éventées dans la presse locale.
Près de 80 % des économistes interrogés par l’agence Reuters avant la décision s’y attendaient, en dépit d’un contexte économique morose et d’une grande incertitude accentuée par l’arrivée de Donald Trump à la tête des États-Unis. « L’économie est en train de se relever », s’est félicité le gouverneur vendredi. Après une première hausse en mars dernier, inédite depuis dix-sept ans, puis une deuxième, celle de vendredi n’est probablement qu’une étape supplémentaire vers la « normalisation » progressive de la quatrième économie mondiale, avant une quatrième hausse anticipée cette année.
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