TÉMOIGNAGES – Perçues comme des héroïnes de la «résistance», ces femmes dénoncent des conditions d’incarcération inhumaines.
Libérée dimanche par Israël dans le cadre de l’accord avec le Hamas, Bouchra el-Taouil a retrouvé l’appartement familial d’el-Birah, en Cisjordanie, près de Ramallah. Elle vient de passer plus de huit mois dans la prison de Damon, en Israël. Telle une personnalité politique, la jeune femme, strictement voilée et vêtue d’une longue abaya, enchaîne les interviews auprès de télévisions et de médias internationaux.
Lors de la première phase de l’accord de cessez-le-feu conclu entre Israël et le Hamas, trois otages israéliennes ont été libérées en échange de 90 prisonniers palestiniens. Parmi eux, des hommes condamnés pour terrorisme mais aussi 70 femmes, dont certaines, comme Bouchra el-Taouil, étaient incarcérées sous le régime de la détention administrative, c’est-à-dire sans jugement et pour une durée illimitée. « Lors de mon interrogatoire, l’officier de sécurité m’a reproché d’être une provocatrice parce que je dénonçais le génocide dans la bande de Gaza »…
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