Les villes de Jabalyah et de Rafah ont été ravagées par les combats. Des centaines de milliers de personnes s’apprêtent pourtant à y retourner : un défi immense pour les organisations humanitaires.
Loai Nasser, sa femme et leurs quatre enfants s’apprêtent enfin à rentrer chez eux, à Jabalya, dans le nord de la bande de Gaza. Ils avaient quitté leur appartement le 7 octobre 2023, jour de l’attaque terroriste du Hamas, « car il était très exposé », explique-t-il. Ensuite, il y a eu plus de quinze mois de guerre. Aujourd’hui, comme tous les Palestiniens de la bande de Gaza, Loai Nasser est partagé entre l’espoir et l’incertitude. Directeur de la branche locale de l’ONG française Super Novae, il s’inquiète autant pour l’avenir de sa famille que pour les défis professionnels qu’il va devoir relever.
Pour l’instant, il vit à Deir el-Balah, dans la partie sud de la bande de Gaza. Comme des centaines de milliers de Palestiniens, il s’est plié aux ordres d’évacuation de l’armée israélienne et s’est réfugié dans la zone dite « humanitaire », destinée aux civils. Sur une population d’environ 2,3 millions de personnes, environ 1,9 million ont fui…
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