L’évènement créé pour célébrer la danse urbaine ouvre cette année avec la pièce Tendre Colère. Séduisant mais pas fondateur.
Changement de cap. Voici trente-quatre ans, Olivier Meyer avait créé Suresnes Cités Danse pour hisser le hip-hop de la rue à la scène. Est-ce parce que la bataille est gagnée ? Carolyn Occelli, qui lui a succédé, remet le hip-hop au placard. Et convie la danse contemporaine. Les frères Ben Aïm ont ouvert l’édition avec Tendre colère. Suivront Abou Lagraa avec Carmen, Ambra Senatore, le Ballet de Lorraine avec des pièces de Maud Le Pladec et Ayelen Parolin, un week-end swing… De quoi brouiller les repères et perdre l’identité d’un festival qui avait sorti en trente ans des pièces et des chorégraphes iconiques, défendu une esthétique particulière et réveillé la danse contemporaine, qui pouvait oublier dans des interrogations hors sol le besoin de faire spectacle et d’engager les corps.
Est-ce grave ? À voir Tendre colère, on peut penser que non. La pièce écrite pour dix danseurs travaille à partir d’une gestuelle très musicale qui épouse avec de beaux enveloppements…
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