Annoncée en octobre dernier dans les colonnes du Figaro, cette mesure portée par Guillaume Kasbarian visait à lutter contre l’absentéisme des agents.
Une piste emblématique du gouvernement de Michel Barnier disparaît. Ce jeudi, le premier ministre a confirmé l’abandon du projet d’allongement du délai de carence de un à trois jours pour les agents de la fonction publique en cas d’arrêt maladie. François Bayrou répond ainsi à une demande de la gauche, à quelques heures de l’examen d’une motion de censure. Dans la partie dépenses du projet de budget pour 2025, «le gouvernement confirmera […] l’abandon de l’ajout de deux jours de carence pour les gents publics», a écrit le premier ministre dans un courrier, daté de jeudi, adressé aux présidents des groupes parlementaires socialistes.
Pour rappel, en octobre dernier, le ministre de la Fonction publique de Michel Barnier, Guillaume Kasbarian, avait annoncé dans nos colonnes vouloir lutter contre l’absentéisme des fonctionnaires. L’une des mesures avancées était alors d’augmenter «le nombre de jours de carence d’un à trois – ce qui revient à aligner le régime de la fonction publique sur le secteur privé». «Si nous savons que l’introduction d’un jour de carence dans la fonction publique en 2018 a permis de réduire le nombre et la fréquence des arrêts maladie, nous voulons éviter que cela ne pousse à l’allongement des absences», se justifiait-il alors. Des propos qui avaient suscité une intense levée de boucliers chez les agents et leurs représentants. Depuis, le successeur de Guillaume Kasbarian, Laurent Marcangeli, avait montré patte blanche aux syndicats de la fonction publique, afin d’apaiser leur colère.
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