Refusant d’emboîter le pas à McDonald’s, Meta ou Walmart, le conseil d’administration du géant de la Tech s’est prononcé contre une proposition d’actionnaires visant à tirer un trait sur ces programmes critiqués par Donald Trump et ses alliés.
Apple ne veut pas abandonner ses programmes de diversité, équité et inclusion (DEI). Alors qu’à l’approche de l’investiture de Donald Trump plusieurs grosses entreprises américaines comme McDonald’s, Meta, Ford ou encore les supermarchés Walmart ont annoncé mettre fin à leurs programmes de DEI, le conseil d’administration du géant de la Tech s’est prononcé contre une proposition d’actionnaires en ce sens.
Le National Center for Public Policy Research, un groupe de réflexion conservateur, souhaitait «abandonner les efforts en DEI», d’après un document officiel d’Apple remis vendredi au gendarme américain des marchés (SEC). Selon ce groupe, les programmes en faveur de la diversité dans le recrutement exposent les entreprises à de potentielles poursuites judiciaires, après une décision de la Cour suprême contre la discrimination positive dans les universités. Le conseil d’administration, où siège Tim Cook, le patron de la société californienne, a toutefois rejeté cet argument, soulignant qu’Apple dispose d’un programme «bien établi» pour être en conformité avec la loi.
Les membres du conseil d’administration ont accusé le think tank conservateur d’essayer de «micromanager» l’entreprise. Sa proposition cherche «de manière inappropriée de restreindre la capacité d’Apple à gérer ses propres opérations commerciales ordinaires, son personnel et ses équipes, ainsi que ses stratégies commerciales», ont-ils souligné. Le fabricant de l’iPhone «ne pratique aucune discrimination en matière de recrutement, d’embauche, de formation ou de promotion», a encore fait valoir le conseil d’administration. La proposition sera soumise au vote des actionnaires lors de l’assemblée générale d’Apple le 25 février.
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