Dans la ville dont il est le maire depuis dix ans, le premier ministre estime qu’il faut «toutes les bonnes volontés» pour «reconstruire».
D’un petit groupe à un autre, François Bayrou déambule au milieu de ses administrés. Les vœux aux forces vives de Pau, il n’aurait raté ça pour rien au monde. À la veille du dixième anniversaire de son élection à la mairie, le nouveau premier ministre est venu vendredi soir rappeler son goût pour «l’enracinement». Le cumul des fonctions auquel il croit fait grincer des dents à Paris, mais qu’importe. «Laissez-moi d’abord passer les premiers rouleaux», demande tout de même l’enfant du pays à ceux qui le sollicitent.
Tout juste a-t-il concédé, cette fois, de venir en vol commercial pour faire oublier la polémique autour de sa participation au dernier conseil municipal de Pau. Le recours a un avion de la République, au moment où Mayotte venait de subir les affres du cyclone Chido, avait insurgé les oppositions.
«Métamorphose»
La leçon a été retenue et François Bayrou ne quitte pas l’écharpe mahoraise que des habitants originaires de l’archipel viennent de lui remettre à sa descente…
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