On connaît désormais la date de l’audience de l’Italien Jannik Sinner devant le Tribunal arbitral du sport (TAS), dans l’affaire de ses contrôles antidopage positifs. Elle se déroulera les 16 et 17 avril à Lausanne, a annoncé l’instance, vendredi 10 janvier, à deux jours du lancement de l’Open d’Australie, où le numéro 1 mondial défendra sa couronne. Le TAS a été saisi en septembre par l’Agence mondiale antidopage (AMA), après une première décision de l’Agence internationale pour l’intégrité du tennis (ITIA). « Aucune des parties n’a demandé une audience publique et les débats se tiendront à huis clos », précise la juridiction sportive dans un communiqué.
En mars 2024, lors du tournoi d’Indian Wells, le numéro 1 du tennis mondial avait été contrôlé positif à deux reprises à un anabolisant, le clostébol. Il avait été testé « à faible taux » à ce stéroïde anabolisant dérivé de la testostérone – et interdit par l’AMA –, lors du tournoi californien, avant de l’être à nouveau dix jours plus tard.
Après enquête, un tribunal indépendant saisi par l’ITIA – qui n’avait pas rendu publics ces tests –, avait blanchi le champion transalpin en août 2024, jugeant qu’il « n’avait commis aucune faute ou négligence ». Vainqueur de l’Open d’Australie en janvier et de l’US Open – après ses contrôles –, Jannik Sinner avait défendu la thèse de la contamination accidentelle par un de ses soigneurs.
Une défense validée par l’agence : « La substance a pénétré dans son organisme à la suite d’une contamination par un membre de son staff, qui avait appliqué sur sa propre main un spray en vente libre contenant du clostébol pour soigner une petite blessure », précisait l’ITIA dans son communiqué. En septembre, l’AMA avait contesté cette décision en interjetant appel devant le TAS et réclame un à deux ans de suspension à l’encontre du tennisman de 23 ans.
« Il a été considéré dans la décision qu’il n’y avait pas de faute de Sinner. Notre position, c’est qu’il y a quand même une responsabilité de l’athlète par rapport à son entourage », expliquait mi-décembre Olivier Niggli, le directeur général de l’AMA, à l’Agence France-Presse. « On ne conteste pas le fait que ça a pu être une contamination. Mais on estime que l’application des règles ne correspond pas à la jurisprudence », ajoutait-il.
Dans une affaire similaire, une ancienne numéro 1 mondiale, la Polonaise Iga Swiatek, a été sanctionnée d’un mois de suspension après un contrôle positif à la trimétazidine. Là aussi, les doses détectées étaient infimes et l’ITIA avait validé la thèse de la contamination accidentelle. La Polonaise avait argué avoir été contaminée par un médicament vendu en Pologne, qu’elle avait acheté pour gérer des troubles du sommeil liés au décalage horaire.
Désormais fixé sur la date où son cas sera débattu, Jannik Sinner va défendre son titre lors du premier tournoi du Grand Chelem de la saison, qui débute dimanche à Melbourne (Australie). Le numéro 1 mondial affronte au premier tour le Chilien Nicolas Jarry.
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