DÉCRYPTAGE – Le chrétien Joseph Aoun, chef de l’armée, fait figure de favori. Mais les partis politiques font traîner le processus dans un contexte de bouleversement régional.
Les députés libanais sont convoqués ce jeudi 9 janvier pour une énième séance parlementaire destinée à élire un président de la République. Le poste est vacant depuis la fin du mandat de Michel Aoun en octobre 2022. Mais à quelques heures de l’échéance, les Libanais étaient sceptiques sur la possibilité que soit mis fin à la vacance qui dure depuis plus de deux ans à la tête de l’exécutif, malgré la forte pression diplomatique en ce sens qui s’est manifestée ces derniers jours en provenance de Washington et Paris notamment.
« Il appartient désormais à tous les responsables politiques libanais de prendre leurs responsabilités. En élisant un président, ce sera la première étape vers le redressement économique, social et politique du pays », a plaidé à Beyrouth le ministre français des Affaires étrangères. Surtout, l’élection d’un président est nécessaire à la pérennité de la cessation des hostilités, a ajouté Jean-Noël Barrot en référence…
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